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09.11.2007
Indépendance énergétique et volonté politique
Nous devons notre indépendance nucléaire au Président Valérie Giscard d'Estaing. En effet, alors que nous sortions à peine de la première crise pétrolière des années 70, il voulut faire en sorte que notre système énergétique ne repose pas uniquement sur le pétrole.
Il est à l’origine de la structuration du nucléaire civil, à travers diverses agences qu’il mit en place. Le schéma de développement de nos centrales nucléaires date de cette époque.
Aujourd’hui, alors que le baril de pétrole atteint les 100 $, on peut comprendre la position du gouvernement de maintenir la TIPP, mais les usagers, ne doivent pas supporter seuls le manque de clairvoyance des gouvernements depuis 1981.
Tout le monde sait depuis longtemps que les ressources de pétrole arrivent à leur terme. Les réserves par rapport aux prévisions de consommations peuvent nous permettre une alimentation pour 20 à 50 ans. Mais à quel coût !
Il est à regretter qu’il n’y ait pas une volonté politique de développer d'autres sources d'énergies. Dans le domaine de l’automobile, aucun constructeur français ne propose à l’heure actuelle de véhicule hybride ! Est-ce normal ? Dans le domaine des carburants verts, c’est pareil, peu de développement.
Il a fallu attendre le Grenelle de l’environnement, pour que l’Etat annonce que des crédits seront débloqués pour la recherche et le e d’énergies nouvelles. Que de retard par rapport à d’autres pays !
En matière d’énergie solaire, notre retard est aussi indéniable par rapport, à d’autres pays européens. Est ce normal ? Le jour ou d’autres pays voudront s’équiper en tuiles photovoltaïques, pour produire leur énergie, notre industrie pourra-t-elle se positionner sur le marché ?
Dans cette révolution naissante en matière d’énergie, nous sommes des spectateurs. Il ne nous est pas laissé le choix. Ce retard est déplorable, alors que les français prennent conscience qu’il faut préserver l’environnement.
Par contre, en matière fiscale, il est anormal qu’une TIPP régionale s'ajoute à celle perçue par l'état. Ce n’est pas une réponse suffisante. Certes cela permet de débloquer des crédits, mais ce sont ceux qui font des efforts pour s’en sortir qui en pâtissent en premier lieu. Je pense au jeune apprenti, qui doit se rendre tôt le matin, ou tard le soir dans une entreprise située dans une zone industrielle implantée en périphérie d’une grande ville, pas toujours desservie par des transports en commun.
Il est tant d’entamer une réforme de la fiscalité locale, afin d'éviter ces sur taxations, mais celle-ci nécessite au préalable une réflexion par rapport aux collectivités territoriales, établissements publics existants et à leur redéploiement.
11:35 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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