16.06.2009

Quel régime de retraites pour demain ?

Ces jours derniers est remis en avant le problème de l'âge de départ en retraite. 60, 62, 65, 67 ans ?

Au delà de cette question de durée, devrait être mis en avant la méthode même du calcul de cette retraite. La méthode employé jusqu'à aujourd'hui s'appuie sur le régime de la répartition, les actifs finançant les retraites. Peut-on continuer dans cette voie ?

Nous avons connu des périodes de prospérité, de plein emploi à une période où l'on entrait dans la vie active assez tôt après la fin des études. Le nombre des trimestres nécessaires (30 à l'époque) pour le calcul d'une retraite amenait à ce qu'une carrière prenne fin à l'âge de 65 ans.

En 1981, pour des raisons purement politiques, l'âge de la retraite a été ramené à 60 ans, mais du fait de la conjoncture économique, le nombre de trimestres nécessaires pour obtenir une retraite compléte est augmenté. Or, durant la même période le nombre d'étudiants poursuivants des études supérieures, augmente. La durée de ces études augmente également progressivement - BAC+2, puis BAC+3, +4 ... Dans certaines branches le taux de chômage s'accentue. Ces nouveaux facteurs font que l'entrée dans la vie active commence de plus en plus tard, pour cause de poursuite d'étude, ou de période de chômage notamment.

Compte tenu de ces facteurs, comment câler une période d'activité raisonnable, pouvant ouvrir des droits à une retraite permettant d'assurer à chacun une fin de vie descente ? Faut-il persister dans le régime par répartition, faut-il trouver un mode plus adapté à la situation actuelle ?

Le facteur de pénibilité au travail doit être revu et ouvert spécifiquement aux personnes véritablement exposées.

D'autre part, nous avons vu dernièrement manifester les retraités de l'agriculture afin d'obtenir une augmentation substantielle de leur retraite. Il est inadmissible dans notre société que des anciens salariés ne disposent que de 400 € par mois pour vivre ! Surtout que de plus la dépendance d'un certain nombre d'entre eux devient inévitable.

Notre société devrait se montrer plus équitable, humaine et sociale, de manière à assurer une fin de vie descente. quelque soit l'âge de fin d'activité qui pourrait être décidée par le salarié en fonction notamment de ses aptitudes physiques, par rapport à l'activité qu'il exerce.

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