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05/09/2010

Ateliers radicaux à Lyon - Extraits de l'interview de J.L. Boorlo au Firago

  • Faudra-t-il en 2012 un candidat du centre à côté de Nicolas Sarkozy ?

C'est une bonne question ! Je ne crois pas aux «mécanos politiques». Un candidat incarne un rêve et un projet de société, soutenu par des familles de pensée. Aujourd'hui, les radicaux, les démocrates chrétiens, la gauche sociale- démocrate qui ne se retrouvent pas forcément dans le PS, les écologistes modernes qui ne se retrouvent pas dans le parti écologiste français, tous ces gens-là ne se parlaient plus, n'échangeaient plus. Je veux rétablir le courant au centre, entre ces familles. Leur émiettement a deux conséquences : elles ne sont pas audibles et surtout ne rêvent pas ensemble. C'est pour cela que samedi à Lyon, à l'invitation du Parti radical, la plupart d'entre eux seront là ou représentés: les centristes de l'UMP, ceux du Nouveau Centre, les chrétiens-démocrates, les gaullistes sociaux, mais aussi La Gauche moderne, Génération Ecologie... Ils ne viennent pas pour créer une écurie Borloo, mais pour recréer cette famille de pensée et apporter cette richesse-là à la majorité. Il faut réinventer notre modèle. Il faut rebâtir les grands rêves de la France et de l'Europe. Je crois à une France compétitive, industrielle, à une France solidaire et humaniste. Le rêve européen doit aussi évoluer. Je le trouve trop figé. C'est de tout cela dont nous parlerons.

  • Et vous porterez les couleurs de ce mouvement en 2012 ?

Je ne le fais pas pour ça, ni pour moi. Je veux bien en être l'animateur, le porteur, le rêveur, mais pas forcément le dirigeant. Avant de savoir s'il faut un candidat, construisons. Je ne suis pas dans une logique de scission ou de division. Chacun peut rester dans son port d'attache. Je fais cela pour enrichir la majorité. Sur l'essentiel, nous sommes d'accord et nous sommes dans le même camp. Mais nous sommes différents et c'est une force.

  • Vous n'êtes donc pas favorable à un candidat à côté de celui de l'UMP ?

Je suis prudent car responsable. Il ne faut pas un 21 avril à l'envers, où le candidat de la droite ne serait pas qualifié pour le second tour à cause d'une multiplicité de candidatures dans son camp. Je connais cette vieille idée qui veut qu'une formation politique absente de la présidentielle n'a pas d'existence. Je ne partage pas ce point de vue. Je connais des formations politiques qui sont mortes ou sorties très affaiblies à la suite d'une élection présidentielle. Elaborons d'abord ensemble les 10 propositions, axes stratégiques d'action, qui répondent aux enjeux de notre pays et aux attentes des Français, dans un monde en mutation accélérée. Les autres questions viendront après.

  • Voulez-vous être l'inspirateur d'un programme pour Nicolas Sarkozy ?

Le Président, s'il est candidat, aura besoin de se nourrir aussi de nos idées et de toutes les sensibilités.

Boorlo Lyon 2010.jpg

 J'adhère totalement à la reflexion de Jean-Louis BOORLO. Voici l'extrait d’un mail, que j'avais adressé à Marc-Philippe DAUBRESSE, le 27 avril dernier :

« Certes, pour notre majorité avoir un Centre fort est important… il me semble que seul un projet cohérent, dans lequel figure des idées novatrices peu nous permettre de jouer ce rôle. 

Afin que ce projet soit fédérateur, il doit émaner d'une réflexion de toute la famille centriste, sans pour autant toucher aux attachements de chacun. Que nous soyons au sein de l'UMP, du Parti Radical, du Nouveau Centre, de la Gauche Moderne,…  nos convictions et notre volonté de servir notre pays, nous unissent. Simplement définissons, présentons et défendons nos idées ensembles. Soyons source d'idées nouvelles pour notre majorité. »

 

03:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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