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04/11/2010

Lille : tout baigne, sauf... les transports !

Des Lillois heureux de leur cadre de vie mais inquiets pour l'emploi et drogués à la voiture. C'est le portrait dressé par l'Union Européenne, auteur d'une enquête d'opinion dans 75 métropoles en Europe, où l'on constate que Lille se porte bien, sans tirer son épingle du jeu dans aucun domaine.

Une inquiétude sur l'emploi plus que sur la sécurité. C'est l'un des paradoxes de l'étude, qui souligne ainsi le poids des débats politiques : alors que 88 % des Lillois disent se sentir en sécurité dans leur ville (94 % dans leur quartier), cette thématique se hisse au deuxième rang de leurs préoccupations majeures, derrière la création d'emploi. Les élus ne peuvent pas se gargariser de ce 88 % : il situe Lille à la 37e place sur 75, derrière Bordeaux (94 %), Rennes, Strasbourg et même Paris (91 %). Les Lillois, dans le même ordre d'idée, ne sont que 59 % à estimer qu'on peut faire confiance à la plupart des gens dans la ville.

Pour 79 % des Lillois, la pauvreté constitue un problème. Enfin, 70 % d'entre eux se désespèrent de trouver un « logement de qualité à un prix raisonnable ».

Lille, une ville plutôt saine mais polluée. On n'imaginait pas les Lillois si sensibles à la qualité de l'air et au bruit. 53 % estiment que la pollution atmosphérique constitue un grave problème, 57 % pour le bruit. Ce qui place la capitale des Flandres en milieu de classement.

Lille, une ville bien gérée et équipée. Le pourcentage n'est pas si élevé (57 %), mais il place Lille au 12e rang des villes dont les habitants jugent les ressources dépensées de manière responsable (Bordeaux, 2e). Cette appréciation, est confirmée par les taux de satisfaction enregistrés à l'égard des équipements culturels (82 %), sportifs (74 %, 10e place) et de loisirs en plein air (79 %), des espaces publics (87 %), des parcs et jardins (81 %, mais à la 38e place), et de la beauté des rues de son quartier (78 %).

Des Lillois qui boudent les transports publics. C'est à faire désespérer les élus Verts. Malgré les efforts consentis par la communauté urbaine, un Lillois sur deux ne prend jamais - ou moins d'une fois par mois - les transports publics ! Il n'y a que 9 des 75 métropoles sondées à enregistrer un plus mauvais taux. Sans surprise, on apprend donc que 59 % des Lillois usent de leur voiture ou moto pour se rendre au travail ou dans un établissement éducatif, contre 12 % du vélo ou de la marche. Dans tous les cas, Lille fait figure de lanterne rouge française. Un constat d'autant plus triste que 77 % des sondés lillois s'estiment satisfaits des transports publics. Parce qu'ils ne les prennent pas ? 

Seul motif de satisfaction les services de soins de santé (90 %, soit la 10e place du classement des 75 métropoles).

Consternant pour Eric QUIQUET, le roi du transport écologique à Lille et à LMCU. En tout quel visionnaire, compte tenu du taux d'utilisation du vélo en ville, il y avait grande utilité à construire un parking pour vélos à la gare Lille Flandre ! Bravo, voilà de l'argent public bien employé !

Toujours en matière de transport, on ne peut pas dire que la politique communautaire socio-verte baigne dans la sérénité. En effet, dans le numéro de Lille Métropole Info du mois de novembre on nous dit que pour le renouvellement de la délégation de service public en 2011, seuls deux candidats ont répondu à l'appel d'offre : KEOLIS et VEOLIA Transports Urbain. Pourquoi si peux de candidats intéressés ? Pour, une soit disant grande métropole ou les problèmes de transports tiennent une place importante, c'est faible.

Dans ce même numéro, en éditorial Martine AUBRY, porte parole de la mafia socialiste locale, loue les mérites des lignes de bus  à haut niveau de service (bien sûr) avec la création de nouvelles lignes !

Roubaix à Hem - Halluin-Roncq à Tourcoing - Tourcoing centre à Wattrelos et Villeneuve d'Ascq - Mons à Marcq en Baroeul.

Compte tenu des emprises au sol réservées à ces bus, automobilistes, attendez-vous à des embouteillages sur les deux fois deux voies de pénétrations en direction de Lille si l'une des voies est réservée à ces lignes à Haute Définition. Pour vous rendre compte de la gène occasionnée, vous n'avez qu'à emprunter, aux heures de pointes, le boulevard de Tournai à Villeneuve d'Ascq en direction de Lille via le Mont de Terre !

Pauvre femme, a-t-elle eu échos du mécontentement des usagers des lignes existantes ? Que fait le Vice-Président chargé des transports ? En tant qu'écologiste, les utilise-t-il seulement ?

Compte-tenu de la situation financière au lieu de réaliser des investissements pour du court terme, ne serait-il pas préférable d'embrayer directement sur les études relatives à un réseau de tram-train cohérent et sa réalisation ? Surtout quand on sait que ces lignes de bus n'auront pas une grande incidence sur le taux de fréquentation des usagers. 

00:12 Publié dans Métropole | Lien permanent | Commentaires (0)

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