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06/09/2011

Pauvres Universités d'été !

Cette période de l’année propice à l’organisation d’Universités d’été, marquant la rentrée politique des différents partis, permettait, un contact direct entres les adhérents, sympathisants, adhérents extérieurs, de pouvoir rencontrer les ténors, de débattre avec eux, en séances plénières conférences, de réfléchir à des propositions ensembles par l’organisation de tables rondes. Les conférenciers pouvaient être des politiques venant de tous horizons, des personnalités du monde civil.

 

Ces Universités se déroulaient sur deux jours et demi, ponctuées de discours d’ouverture ou de clôture ternus par les responsables du parti. Discours de portée nationale repris par les télévisions, la presse. On sentait que l’on vivait au cœur de l’événement, dont on était partie prenante. C’était un moment fort ! Comme en faculté, il fallait se hâter de passer d’une salle à une autre, d’un lieu à un autre pour entendre tel ou tel orateur, travailler sur tel ou tel sujet. Les participants venant de fédérations des quatre coins de France, liaient connaissances, échangés leurs expériences, au cours des repas, des soirées. L’esprit universitaire planait sur ces rassemblements.

 

Aujourd’hui qu’en est-t-il ?

 

Et bien, d’une part, elles se déroulent sur deux jours, pour ne pas dire une journée et demie. Des débats sont bien organisés, mais étant peu nombreux, chacun s’y précipite. On ne va pas au fond du sujet. Le seul temps fort est le discours politique, voir des responsables dans le cadre de Fédération.

Dautre part, l’esprit est différent, d’actif, il devient passif. Les temps de rencontres sont réduits. Les invités sont moins nombreux. Les signes d’identification de fédération des adhérents – badges où figurait le numéro du département - ont disparu. Les participants n’étant plus là que pour justifier de l’attrait qu’elles sont censées représentées, notamment lors des retransmissions télévisées.

 

Dans ces conditions la mobilisation et la motivation s’affaiblissent. On ne se sent plus acteur de la vie interne du parti. Rien de neuf ne sort en termes d’idées, les politiques convaincus de la justesse de leurs propositions restant enfermés dans leur bulle. La question du rôle des adhérents est soulevée.

 

Ce n’est pas ainsi que l’on fait vivre la démocratie et donner l'envie de la politique à de nouveaux éventuels adhérents !

10:28 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

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