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09/05/2012

Présidentielles : les français ont-ils vraiment choisis ?

Espérance pour les uns, amertume pour les autres, tels sont les sentiments exprimés dimanche à l'issue des la proclamation des résultats. Résultats d'autant plus serrés que le taux de votes blanc a atteint un taux qualifié d'historique : 6% !

Ce n'est pas le fond de la politique menée par Nicolas SARKOZY qui a été sanctionné. Ces cinq dernière années notre pays a du faire face à une multitude de crise internationale telles qu'il n'en avait pas connues depuis longtemps. Crise politique en Géorgie, crise des subprimes qui a touché notre secteur bancaire, et qui a fait apparaître le mode de spéculation boursière qui nourrit nos établissements financiers, alors que les entreprises souffrent dans le même temps d'un manque de trésorerie, de moyens d'investissement refusés par ce même secteur. Crise dans les pays de la zone Euro, qui nous a révélé que les états étaient notés de manière plus ou moins aléatoire par le système financier selon des critères qui demeurent flous ! Devant l'urgence de la situation, il a fallu réagir peut-être pas de manière assez réfléchie pour aider les pays les plus exposés tels la Gréce, Le Portugal, l'Islande, l'Italie, l'Espagne ... C'est là que le bât blesse, en effet, l'Europe a privilégié les banques au détriment des nations dont les populations souffraient déjà. En effet, les aides étaient conditionnées à une réduction des dépenses publiques dans les pays les plus touchés. Or, les conséquences sur la vie des habitants n'ont pas été prises en considération. Baisse des revenus,des retraites, amplifications des impôts, des taxes indirectes, diminution des aides dans le secteur de la santé, pour ne citer que celles-ci, ne peuvent être sans conséquence sur la vie de tous les jours. Ponctionner le pouvoir d'achat des ménages ne pouvait demeurer sans conséquences. Dans ces conditions l'endettement des ménages devient insupportable. Chacun se bat pour sauver son patrimoine selon ses possibilités. Hélas, pour certains celles-ci étant inexistantes elles ont menées, ou mènent au suicide pour échapper au déshonneur !

La situation aurait été différente si l'on avait pas privilégié le système bancaires. La solidatité des états de la zone euro était un bel exemple, mais ne pouvait-on pas faire autrement, si le fonctionnement de la Banque Centrale Européenne avait été autre, permettant notamment à elle-ci de prêter directement aux états à des taux insignifiants. Pour pouvoir assurer ces emprunts aux états en crise, les plus sains ont contractés des crédits, mais comme leur endettement publics était déjà conséquent, ceux-ci ont du recourir, à titre préventif, à des plans d'austérités pour ne pas se retrouver aspirés par ce cyclone. Dans ces conditions le pacte budgétaire européen pouvait sembler lourd. Lourd, mais indispensable.

Dans le même temps,notre pays a connu une vague de réformes devant permettre sa modernisation. Celles-ci étaient indispensables et c'était un devoir de les mener, même si chacun sait que les français sont attachés à leurs acquis. la conséquence en était aussi connue dès 2007 : celui qui les ménerai serait impopulaire !

C'est dans ce contexte que sont arrivées les élections présidentielles. Chacun est conscient des efforts à réaliser pour nous désendetter, mais pas à n'importe quel prix ! Les difficultés chroniques qui nous touchent s'amplifient, augmentation du chômage, baisse du pouvoir d'achat, difficultés pour les jeunes d'intégrer le marché de l'emploi, de pouvoir s'installer. Dans le même temps notre outil de production , notre industrie qui représentaient une fierté pour notre pays, "le savoir faire français" se retrouvaient délocalisés pour satisfaire l'actionnariat. D'où est apparue la nécessité d'ajouter un volet croissance au pacte budgétaire. Mais au fait, quid de la Recherche ? Ne savons-nous plus innover ?

Compte tenu de toutes ces difficultées, comment reprocher quoi que ce soit à Nicolas SARKOZY, il a toujours su réagir, en fonction des événements, pour protéger nos propres intérets et ceux de l'Europe. Il, a acquis une stature d'Homme d'Etat qui pourrait constituer un recours pour la France !

C'est cette stature que va devoir acquérir François HOLLANDE. Ce ne sera pas facile pour lui, car il attendu par ses amis socialistes, la gauche de la gauche, mais aussi par nos partenaires européens et internationaux qui n'ont pas forcément des intérets convergeants. Gare de ne pas s'engager sur la mauvaise pente !

 

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