19.06.2009

Michelin Noyelles les Seclin - Martine AUBRY découvre les effets de la crise

Avec l'annonce du plan de restructuration par MICHELIN, et celle de la fermeture du site de Noyelles les Seclin, Martine AUBRY, en tant que Présidente de Lille Métropole Communauté Urbaine, est confrontée de plein pieds aux conséquences de la crise économique qui frappe, notamment un des grands secteurs de notre économie : celui de l'automobile.

Et encore, MICHELIN, n'a pas annoncé de licenciement secs sur le site nordiste. Il propose un redéploiement sur un site unique près de Clermont-Ferrand. IL est sur que pour l'ensemble des salariés, cette annonce est un coup dur, mais il était sous-jacent après les plans qui avaient été annoncés par Continental et Good-Year.

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Notre gouvernement, qui a le sens des responsabilités, est préoccupé par ce dossier qui pourrait entraîner la supression de plus de 1000 emplois en France.

Pour les 276 salariés concernés du site de Noyelles les Seclin, le plus dur à accepter serait de devoir changer de région. Néanmoins, ce redéploiement programmé pour la mi-2010, peut se passer dans les meilleures conditions possibles à condition que chaque situation familiale soit étudiée de manière individuelle. Ne vaut-il pas mieux changer de région que de subir une longue période de chômage.

Selon les situations, la société MICHELIN, devrait s'engager à trouver, pour les salairés qui acceptent ces mutations, des solutions individuelles de reclassement pour les conjoints dans la région d'accueil, ainsi que des solutions en terme logement, pour le ménages engagés dans des opérations immobilières d'accession à la propriété, d'autant que ce secteur est aussi l'un de ceux confrontés à la crise.

Madame AUBRY plutôt que d'attiser le feu, devrait convaincre les salariés du bien fondé de cette restructuration. D'autant qu'elle et ses amis, qui dirigent L.M.C.U n'ont pas su attirer des entreprises à s'installer sur son territoire. La question que l'on peut se poser, est de savoir pourquoi le redéploiement s'opére sur l'Auvergne, alors que la métropole lilloise devrait représenter un point d'attractivité, du fait de son positionnement dans l'Europe du Nord.

L'agglomération de Valenciennes, de part son dynamisme, et l'ensemble des choix judicieux réalisé par des élus responsables a su tirer le meilleur de sa situation gégraphique pour attirer de grosses entreprises. PEUGEOT ne va-t-il pas agrandir son site valenciennois consacré à la production de boîtes de vitesse, alors qu'il aurait pu l'installer ailleurs ?

A part Décathlon, quelle grande entreprise envisage d'investir sur le territoire de la métropole lilloise ? Que fait la cellule économique ? Est-elle seulement à la hauteur ? Les infrastructures routières, ferroviaires, sont-elles suffisantes ? Y-a-t-il une offre de terrains aménagés correspondant aux besoins ?

Pourquoi la communauté urbaine de Lille n'est pas au même niveau de d'autres, pourtant se ne sont pas les moyens financiers qui devraient manquer. A moins que les choix de la majorité socialiste ne soient pas des plus judicieux. Quel dommage que Marc-Puilippe DAUBRESSE ne soit pas à la tête de L.M.C.U ! Notre agglomération pourrait présenter un autre visage en 2020 !

L'inexistance d'un guichet unique et commun aux différentes collectivités territoriales ne représente-t-elle pas un handicap ?

La réforme sur les collectivités territoriales devrait pouvoir représenter une solution pour redynamiser le secteur économique.

16.06.2009

Quel régime de retraites pour demain ?

Ces jours derniers est remis en avant le problème de l'âge de départ en retraite. 60, 62, 65, 67 ans ?

Au delà de cette question de durée, devrait être mis en avant la méthode même du calcul de cette retraite. La méthode employé jusqu'à aujourd'hui s'appuie sur le régime de la répartition, les actifs finançant les retraites. Peut-on continuer dans cette voie ?

Nous avons connu des périodes de prospérité, de plein emploi à une période où l'on entrait dans la vie active assez tôt après la fin des études. Le nombre des trimestres nécessaires (30 à l'époque) pour le calcul d'une retraite amenait à ce qu'une carrière prenne fin à l'âge de 65 ans.

En 1981, pour des raisons purement politiques, l'âge de la retraite a été ramené à 60 ans, mais du fait de la conjoncture économique, le nombre de trimestres nécessaires pour obtenir une retraite compléte est augmenté. Or, durant la même période le nombre d'étudiants poursuivants des études supérieures, augmente. La durée de ces études augmente également progressivement - BAC+2, puis BAC+3, +4 ... Dans certaines branches le taux de chômage s'accentue. Ces nouveaux facteurs font que l'entrée dans la vie active commence de plus en plus tard, pour cause de poursuite d'étude, ou de période de chômage notamment.

Compte tenu de ces facteurs, comment câler une période d'activité raisonnable, pouvant ouvrir des droits à une retraite permettant d'assurer à chacun une fin de vie descente ? Faut-il persister dans le régime par répartition, faut-il trouver un mode plus adapté à la situation actuelle ?

Le facteur de pénibilité au travail doit être revu et ouvert spécifiquement aux personnes véritablement exposées.

D'autre part, nous avons vu dernièrement manifester les retraités de l'agriculture afin d'obtenir une augmentation substantielle de leur retraite. Il est inadmissible dans notre société que des anciens salariés ne disposent que de 400 € par mois pour vivre ! Surtout que de plus la dépendance d'un certain nombre d'entre eux devient inévitable.

Notre société devrait se montrer plus équitable, humaine et sociale, de manière à assurer une fin de vie descente. quelque soit l'âge de fin d'activité qui pourrait être décidée par le salarié en fonction notamment de ses aptitudes physiques, par rapport à l'activité qu'il exerce.

19.04.2009

Une des conséquences de la crise : l'indemnisation du chômage partiel

TOYOTA, VALEO, SOMOLDES, pour ne citer que ces grandes entreprises du secteur automobile régional, voilà quelques exemples où l'inquiétude des salairés vis à vis de la défense de leur pouvoir d'achat les amènent à des actions de revendications. L'essentiel de celles-ci porte sur le taux d'indemnisation de ces jours de chômage partiel (60% du brut actuellement chez TOYOTA).

On peut comprendre l'inquiétude des salariés qui déjà avant la crise, avaient du mal à joindre les deux bouts. En effet, les charges des ménages augmentent, les prix également. Les ménages à faibles ressources risquent de connaître des temps très durs à cause de ces mesures de chômage partiel.

Qu'en sera-til en fin d'année, si la crise perdure, lorsque qu'arriveront les taxes locales avec leurs lôts d'augmentation ? 

Qui tient compte du côté "Humain" et "Social" dans cette crise ? Personne à droite comme à gauche ne semble prendre conscience des conséquences qu'elle entraînera.

Les politiques continuent à gérer les budgets, les hausses comme si rien n'était. La réforme des Collectivités Locales qui auraient pu amener à réaliser des économies substantielles semble avoir été mis en veilleuse, ou accouchera d'une souris ! Tout cela pour que quelques élus, véritables "barons locaux" puissent continuer à se contempler. 

Croire que la consommation va reprendre est un leur. Les salaires n'augmentant pas, les ménages étant déjà fortement endettés, comment peut-on, dans ces conditions, croire à une reprise ! Beaucoup de foyers sont déjà en difficultés.

Si nos élus ne prennent pas conscience de l'aspect "Humain" et "Social", les conflits risquent de se multiplier. 

 

04.04.2009

G20 de LONDRES - Nouvel ordre économique mondial

A l'issue du G20, de Londres, le FMI voit ses ressources tripler, la France et l'Allemagne obtiennent gain de cause sur la régulation des marchés financiers et Pékin impose son influence dans l'arène des grands.

 

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Malgré le scepticisme entourant ce sommet «historique», le G20 de Londres a frappé fort. Face à la crise la plus grave depuis les années 1930, les dirigeants des plus grandes puissances mondiales ont décidé jeudi d'injecter 1 000 milliards de dollars supplémentaires dans l'économie, à travers les institutions financières internationales, dont les ressources sont dopées.

Même s'il ne s'agit pas de nouveaux plans de relance, en raison de l'opposition franco-allemande, les chiffres annoncés jeudi à Londres ont fait bondir les marchés, un gage de succès pour Gordon Brown, hôte de la réunion. Le G20 évalue à 5 000 milliards de dollars les dépenses déjà engagées par ses membres d'ici à mi-2010, ce qui devrait augmenter le PIB mondial de 4 %. «Il s'agit du plus grand plan de soutien macroéconomique jamais mis sur pied», s'est félicité Gordon Brown.

Premier vainqueur du sommet, sur le plan financier : le FMI, qui voit ses ressources tripler, passant de 250 à 750 milliards de dollars, un effort sans précédent, conforme à la volonté des États-Unis, réalisé grâce au Japon, à l'Union européenne, à la Norvège et au Canada. Plus novateur, les droits de tirage spéciaux du Fonds (DTS), l'unité de compte du FMI, sont revalorisés de 250 milliards de dollars, ce qui revient à faire marcher la «planche à billets» à l'échelle internationale, une solution qui n'est pas sans risques pour l'inflation. Cela ne semble pas inquiéter le G20, qui, à l'exception de l'Allemagne, redoute surtout la déflation.

Sur le plan politique, la palme du sommet revient, sans conteste, au couple franco-allemand qui a réussi à imposer sa patte sur le communiqué final, en exigeant une réglementation aussi précise que possible des marchés financiers et une nouvelle régulation internationale. «C'est au-delà de ce que nous pouvions espérer !», s'est félicité Nicolas Sarkozy.

Après avoir mis une forte pression sur Londres et Washington, Paris et Berlin ont obtenu gain de cause sur leurs principales lignes rouges : l'enregistrement des «hedge funds» et des agences de notations ; l'encadrement des bonus des traders ; des limites à la titrisation - une technique financière qui consiste à revendre les crédits sous forme de titres - ; la révision des normes comptables ; l'engagement du G20 à prendre des sanctions contre les paradis fiscaux. «L'ère du secret bancaire est révolue», a insisté Gordon Brown, renvoyant la publication d'une liste des centres «non coopératifs» à l'OCDE, et le détail des sanctions à la prochaine réunion des ministres des Finances du G20. À travers le nouveau Conseil de stabilité financière, un «forum» (FSF) aux pouvoirs renforcés, la France estime détenir la «nouvelle organisation mondiale de la finance».

La fermeté du couple franco-allemand

Sur le plan diplomatique, c'est l'affirmation de la Chine, forte de ses 2 000 milliards de dollars de réserves, qui a marqué le sommet du G20 et ses participants. Très affaiblis par la crise financière, montrés du doigt pour leur responsabilité, et surtout, peu préparés sur le détail des négociations, les États-Unis sont apparus en retrait dans les discussions. Les Chinois n'ont pas ouvertement critiqué le rôle du dollar comme monnaie de réserve, mais ils ont laissé les Russes le faire à leur place. Pékin n'a pas seulement contesté la légitimité de l'OCDE, organisation basée à Paris, mais dominée par les Américains. Le président chinois a exigé une réforme rapide du FMI, qui lui donne plus de droits, afin de transformer cette «annexe du Trésor américain» en organisation représentative des nouveaux équilibres du monde.

Pris en tenaille entre la Chine et les États-Unis, les Européens ont réussi à tirer leur épingle du jeu, en imposant leurs vues sur la régulation, grâce à la fermeté du couple franco-allemand, plus indispensable que jamais.

Extrait Figaro du 03/04/09

22.03.2009

Nos TPMI -TPME

Par ces temps de crise, nos TPMI -TPME sont les plus exposées. En effet, ce sont elles qui souffrent le plus du manque de trésorerie , et de la frilosité des banques,  mais ont aussi du mal à maintenir des marchés ou à en conquérir. 

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N'oublions pas que ce sont elles, qui emploient le plus de salariés.

Aussi, pour les soutenir et dans le cadre d'un devoir de solidarité nationale , ne serait-il pas judicieux de les exonérer de taxe et d'imposition jusqu'au terme de cette crise que nous connaissons actuellement.

Ces exonérations leurs permettraient de pouvoir mieux se positionner par rapport à la concurrence étrangère (où les charges sont moins importantes) et donc de maintenir l'emploi.