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06/12/2011

Accord franco-allemand : premier pas vers une gouvernance intégrée de la zone Euro ?

La crises qui touche les pays de la zone euro oblige leurs dirigeants à prendre des mesures dans l'urgence.

C'est ainsi que Angela MERCKEL et Nicolas SARKOZY se sont retrouvés pour jeter les bases d'un futur nouveau traité. Bases qui seront présentées  au Conseil européen, ce jeudi, à Bruxelles.

Les grands points à retenir sont les suivants :

- la soumission à des sanctions automatiques en cas de non respect de la règle du déficit public inférieur à 3%,

- l'adoption de la règle d'or d'équilibre budgétaire,

- la vérification du respect de la règle d'or par la Cour de Justice de l'Union européenne. Cette règle est portée et soutenue par les Centristes ( UDF, Nouveau Centre confondus) depuis le programme présidentiel de 2007 ! 

- souhait d'avancer l'entrée en vigueur du mécanisme européen de stabilité à 2012 au lieu de 2013,

- l'abandon de la règle de l'unanimité pour celle de la majorité qualifiée de 85%,

Ces mesures seront-elles suffisantes ? Elles ne visent qu'à la réduction de la dette publique. De plus pourront-elles être mises en application rapidement ? (temps de la ratification par les états).

On peut en douter, surtout quand on connaît le peu d'empressement des socialistes à voter la règle d'or. En effet, François HOLLANDE vient encore de se déclarer hostile à l'introduction de celle-ci avant les présidentielles. Ne veut-il pas faire reposer la situation économique actuelle sur les seules épaules de notre Président, alors que la gestion socialiste, l'application du programme commun y ont largement contribué. Seulement les socialistes ne veulent pas reconnaître leur responsabilité. Qu'en serait-il, s'ils revenaient au pouvoir ? On ne peut avoir aucune confiance en eux.

A ces mesures, on souhaitait voir se greffer les prémices d'une gouvernance fédérale économique, budgétaires et sociales  des pays de la zone euro, avec un certains nombres de prérogatives.  Hélas ! Que cette Europe, là, a du mal à se construire.

On multiplie les petites réformes alors qu'une solution plus radicale s'impose. Nous ne sommes plus dans la situation de l'après-guerre. Dans le contexte mondial que représente la souveraineté si l'on a pas les moyens de l'assumer ! Aujourd'hui, la force de l'Europe réside dans le Fédéralisme, avec un fonctionnement d'Institutions simplifiées répondant à des questions fondamentales. Oublions les antagonismes, les guerres du passé. Elles appartiennaient à une autre génération.

Sans cet effort, nous serons condamnés.

 

22/08/2011

Crise financière - Révolutions du monde Arabe : Ces dirigeants européens aux abonnés absents

Issue du traité de LISBONNE, une organisation a été mise en place pour assurer la représentation de l'Union Européenne. Pour mémoire, voici le rappel de ces nominations :

D'une part, l'élection d'un Président du Conseil Européen élu à la majorité qualifiée par le Conseil Européen - composé des chefs d'Etat ou de gouvernement des états membres - son mandat est de 2 ans 1/2, renouvelable une fois. Depuis le 1er janvier 2010, cette fonction est exercée par Monsieur Herman VAN ROMPUY (BELGIQUE), et ce jusqu'au 31 mars 2012.

Son rôle : présider et conduire les travaux du Conseil Européen (sommet des chefs d'Etats ou de Gouvernement) qui peut se réunir jusqu'à 4 fois par an.

Herman Van Rompuy Pdt Conseil européen.jpg

 A noter, que lors de la rencontre bilatérale entre Angela MERKEL et Nicolas SARKOZY, alors que la crise boursière battait son plein, il a été décidé de proposer à leurs partenaires européens la création d'une véritable gouvernance de la zone euro. Le titulaire de ce poste serait nommé pour 2 ans 1/2 . Est proposé par le tandem franco-allemand, Monsieur Herman VAN ROMPUY !

D'autre part, la désignation par le Conseil des Ministres de l'U.E. d'un Haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, en la personne de Madame Catherine ASHTON (GRANDE BRETAGNEen fonction depuis le novembre 2009. Elle est sensée être la voix de l'Europe sur la scène internationale...

Ashton Catherine affaires étrangère europe.jpg 

Grand Dieu, que ces Institutions européennes sont compliquées à comprendre ! On ne s'y retrouve plus ! On comprend pourquoi il est difficile de prendre des décisions de manière à être réactif face aux difficultés !

Si tous les états étaient dirigés de la sorte, beaucoup seraient déjà dans le mur.

Pourtant, comment se fait-il qu'il soit difficile de mettre un véritable pouvoir législatif (Parlement) et un exécutif responsable en place avec les moyens nécessaires à un fonctionnement dans la transparence.

 Cette Europe bureaucratique, de vieux frileux, ne peut répondre aux exigences d'aujourd'hui. Nous n'en voulons plus !

16:18 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0)

22/07/2011

Bruxelles 21 juillet : une avancée vers la gouvernance économique européenne

De cette rencontre qui réunissait les chefs d'état des 17 états membres de la zone Euro, on retiendra les faits marquants suivants :

La mise en place d'un fonds de secours européen (FESF) dont l'objectif est d'intervenir sur les marchés financiers afin de contrer toute spéculation sur la dette des différents états membres. En 2013, il devrait laisser sa place au Fonds Monétaire Européen (FME).

En ce qui concerne la crise grècque, Nicolas SARKOZY, européen convaincu, a bien précisé que ce qui est fait pour la GRECE ne se referait pas pour un autre état. Dont acte.

Dans cette crise, où étaient les instances chargées de représenter ou diriger l'Europe ? Quid du Président de la Commission ? Quid du Président de l'Union européenne ? Ces représentants sont-ils à la hauteur ? Ont-ils véritablement une fibre européenne ?

Le véritable moteur de cette Europe est constitué du tandem Franco-allemand.

Il faut reconnaître l'urgence de renforcer la gouvernance économique européenne.  L'absence d'un véritable leadership est du à la complexité de l'organisation de la politique européenne. Il est impossible de s'y retrouver, pour le non initié, entre :

- une politique monétaire centralisée,

- des décisions budgétaires qui restent du ressort des états membres,

- d'un côntrole le plus souvent pratiqué de façon indirecte.

Seule les questions réglementaires et et l'embrion de budget de l'Union échappent à cette critique, car ils relèvent de la compétence du parlement.

La gouvernance économique européenne repose quant à elle sur une coordination renforcée des états membres, la mise en place d'une politique commune  en matière d'investissements d'avenir, un pacte de croissance renforcé et équilibré, une  diminution de la dette publique des états membres,une intégration budgétaire notamment.

Ce n'est qu'à ce prix (l'intégration) que l'on pourra renouer avec la croissance !

11:16 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0)

28/11/2010

La Russie sur le chemin de la reconnaissance des méfaits du stalinisme

La Russie a accompli un pas très important dans la reconnaissance des crimes du stalinisme. Pour la première fois vendredi, la Douma - le parlement russe - a reconnu que le massacre de 4 400 officiers polonais dans la forêt de Katyn, en avril 1940, a été ordonné par Joseph Staline lui-même. «Les informations, longtemps conservées dans des archives secrètes, ont non seulement révélé l'ampleur de cette horrible tragédie mais également montré que ce crime a été commis sur les ordres directs de Staline et d'autres dirigeants soviétiques», rapporte le texte adopté par les députés. Seuls les communistes ont voté contre

Cette résolution intervient dix jours avant une visite officielle du Président MEDVEDEV en Pologne, le 6 décembre. «Il s'agit d'un bon pas et d'un signe important», s'est aussitôt félicité le président de la Diète polonaise, Gzegorz SCHETYNA.

Voilà un signe important qui devrait permettre un rapprochement entre les deux pays, et incidemment l’Union Européenne.

Il est important que l’Union Européenne et la Russie puissent renforcer leur coopération dans un certain nombre de domaines, dont l’espace, le nucléaire, la recherche,... La Russie, Etat démocratique, comme les pays européens, n’est pas à l’abri du terrorisme, aussi, il semble naturel qu’elle soit partie intégrante du bouclier anti-missiles qui doit être mis en place.

Autres signes de rapprochement et de détente :

 

Le président géorgien, Mikhaïl SAAKACHVILI, se dit prêt à tendre la main à la Russie pour mettre un terme à la crise née de la guerre de 2008 en Abkhazie et en Ossétie du Sud.

 

La situation politique en Europe a changé avec la chute du Mur de Berlin et la Chute du communisme en Russie. Les rapports ont changé. La Russie ne doit plus être considérée comme un adversaire, mais un véritable  partenaire à qui il faut faire confiance. La question de l’adhésion, de l’Ukraine, comme de la Géorgie, à l’OTAN, dans ces conditions ne constitue plus une priorité. Les temps sont à un rapprochement entre l’OTAN et la Russie. Nous l’avons entrevu à Lisbonne. Autre signe de rapprochement avec la Russie, sa demande d’adhésion à l’Organisation Mondiale du Commerce.

03:23 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0)

10/03/2010

Création d'un Fonds monétaire européen

Le ministre allemand des finances, Monsieur Wolfgang SCHÄUBLE, a proposé la création d'un Fonds monétaire européen, dont le fonctionnement serait calqué sur celui du FMI. Il apporterait un soutien financier aux états qui connaitraient le genre de crise rencontré par la Gréce à l'heure actuelle.

Outre un soutien financier, aux pays en difficulté, il pourrait leur imposer des mesures de redressement, voire des sanctions, comme la privation de droit de vote lors des Conseils européens.

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Cette idée a reçu un écho favorable de la part de la Commission européenne, qui s'est dite prète à faire des propositions en ce sens d'ici fin juin.

La France, par la voix de Christine LAGARDE, ministre de l'économie favorable à cette idée, out en soulignant qu'il s'agissait d'une piste parmi d'autres.

Par contre, Monsieur Jurgën STARK, chef économique de la Banque centrale européenne estime qu'un tel mécanisme "ne serait pas compatible avec les fondements de l'Union monétaire".

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Voilà un outil important qu'il semble indispensable  de mettre en place, même si une révision des traités semble incontournable. Il en va de la préservation de l'euro, mais aussi de la nécessité d'éviter les spéculations sur les capacités à rembourser de états pouvant conaitre des difficultés économiques et financières.

 

16:09 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0)