10.11.2008

90ème anniversaire de l'armistice du 11 Novembre 1918

Dans le cadre des commémorations du 90ème anniversaire de la fin de la Grande Guerre, j'ai pu me rendre dans l'Aisne, sur le "Chemin des Dames" à CRAONNE. Cette visite était oganisée par la Section UNC de Marcq en Baroeul.

Le Front en 1917

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Je tiens particulièrement à remercier, Monsieur le Maire de cette commune, Noël GENTEUR, qui a été notre guide tout au long de cette journée, de pélérinage. Il est tellement pasionné par l'histoire de son village, elle-même très liée aux événements de la guerre de 1914-18. Il a su nous faire partager sa passion. En effet, ce village a été totalement détruit lors du premier conflit mondial, et la République Française ne souhaitait pas sa reconstruction du fait des évenements associés.

craonne_arboretum05.jpgCraonne (ci-contre l'emplacement de l'ancien village), le Chemin des Dames ces deux lieux évoquent les nombreuses pertes humaines, subies pour gagner quelques mètres, les rébellions de ces soldats épuisés par les conditions de vie dans les tranchées, les assauts répétés. Certains régiments débarqués le matin même, partaient à la tuerie, aucun n'en revenait !

 

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                                                    le monument dédié aux basques tombés au combat

En regardant la topographie du terrain, on comprend mieux ce qui a pu se passer, les souffrances endurées.

Les allemands bien à l'abri dans les galeries creusées sur le plateau de Californie, canardant avec leurs mitrailleuses les pauvres soldats français et alliés qui à contre bas partaient à l'attaque. Comment pouvaient-ils en réchapper ? Les tirs d'artilleries s'avéraient impuissants pour détruire les fortifications allemandes. Que dire du ravitaillement qui n'arrivait pas, parce que le parcours de la cantine passait toujours au même endroit, à la même heures. Que dire de l'emploi des premiers chars employés en zone maracageuse et de surcroit en bois !

A travers, les différents témoignages recuillis auprès d'anciens Poilus par Noël GENTEUR, nous avions  la sensation d'être sur le Front et de vivre ces instants de souffrances.

Si vous avez l'occasion de passer du côté de Craonne, faites le détour par sa Mairie, peut-être y rencontrerez-vous Noël GENTEUR, et à votre tour vous serez conquis !

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Pour l'anecdote, en 1815 lors de la Campagne de France, ces mêmes lieux connurent une victoire des troupes de notre Empereur Napoléon 1er! Un momument commémore ces deux batailles.

Le dernier témoin de cette horrible guerre s'est éteint cette année. Nous ne devons pas pour autant oublier les souffrances endurées par tous ces combattants, français, algériens, marocains, sénénégalais, ... venus défendre le territoire de notre mère Patrie, ainsi que nos alliés anglais, canadiens, américains, ... Le souvenir de leur sacrifice doit être perpétué. Puis, dans l'échelle du temps 1914, cela représente combien de génération ? Deux voir Trois ! 1940, Deux générations. Nous avons encore chacun des récits de guerre racontés par nos parents, grands-parents.

Pour ma part, je me souviens toujours d'histoire que me racontait mon père au sujet de mon arrière grand-père, Henri, prisonnier, avec le génral BAZAINE à Sedan en 1870. Tous ces souvenirs se transmettent de génération en génération. Ils constituent notre mémoire collective.

Cette journée, comme d'autres, doit perpétuer le souvenir.